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BIOGRAPHIE GRUPO ESENCIA
La plena, genre populaire de la musique porto-ricaine est
née dans les quartiers pauvres de la banlieue de Ponce, la grande ville
du sud de l’île. On cite souvent le quartier de la Joya del Castillo
comme le berceau du rythme ou un couple d’esclaves affranchis venus
de St Kitts se produisait dans les bars et dans la rue en mélangeant
influences anglaises et rythmes autochtones. Leur répertoire basé
sur des chansons comprenant quelques vers et une structure en couplets répétitifs
se voulait être le reflet de la vie sociale et commentait souvent avec
humour et dérision l’actualité nationale et même
au delà des frontières. De cette forme musicale naquit le genre
de la Plena à la fin du XIXième siècle.
Fermement ancrée dans le patrimoine culturel de Porto-Rico, la Plena
perdure difficilement de nos jours face à l’invasion du «
reggaeton » qui embrigade une jeunesse en proie aux difficultés
sociales et économiques. Mais la culture et son folklore demeurent
néanmoins dans les esprits de beaucoup grâce au travail de fond
de quelques ardents défenseurs ainsi qu’à travers festivals,
écoles de danse et enseignement musical dans les conservatoires.
Angel « Papote » Alvarado fait partie de ces défenseurs
de la culture porto-ricaine et n’a de cesse d’enseigner aux jeunes
générations l’histoire des racines de la musique populaire.
En marge de cet enseignement il crée en 1997 le Groupe Esencia dans
son quartire natal de la Cuarta à Ponce. Après 3 disques ou
se mêlent Plena et arrangements salsa, le groupe est parvenu à
imposer sa musique et est devenu une formation reconnue dans la Caraïbe.
Récemment, des artistes de renom comme Andy Montanez, Jimmy Bosch,
William Cepeda ou encore Cachete Maldonado ont participé à plusieurs
enregistrements ou à des concerts pour soutenir cette croisade qu’ils
sont en passe de gagner.
Mais c’est surtout grâce à l’appui du regretté
compositeur Catalino « Tite » Curet que le groupe explose en 2003
avec leur second album « La verdad ».
Le Grupo Esencia est une formation composée de 14 musiciens dont une
section de 4 trombones qui donnent cette sonorité à la fois
puissante et suave si caractéristique du groupe. Le contrepoint assuré
par les cuivres s’harmonise à la perfection avec la section rythmique
des « panderos » ces tambours tenus à bout de bras et qui
sont la marque de fabrique du rythme. Un tres – guitare à 3 cordes
doubles – généralement utilisée dans le son cubain
assure le lien harmonico rythmique entre cuivre et percussions et est là
pour rappeler l’influence cubaine omniprésente dans la salsa
d’aujourd’hui. Enfin le piano et une basse au tumbaos puissants
donnent à l’ensemble une sonorité actuelle destinée
aux danseurs. Ajoutez à cela des chanteurs rompus aux improvisations
qu’impose la Plena et vous obtenez un groupe compacte qui distille une
plena tonitruante aux rythmes incandescents. Il n’y a qu’à
se laisser emporter par les titres « Casimiro », « Soy como
soy » ou « No me puedo contener » pour s’en convaincre.
Après la prestation trés remarquée du groupe Truco y Zaperoko en 2006 – groupe originaire du Nord de Porto-Rico, Toros y Salsa était désireux d’offrir un droit de réponse en forme de clin d’œil fraternel aux pleneros du Sud pour le plus grand bonheur d’un public à n’en pas douter déjà conquis mais aussi et tout simplement pour l’amour de cette musique à la joie communicative.
Composition du groupe :
Héctor Gastón Basse
Maximino Rivera Trombone
Miguel Díaz Trombone
Israel Negron Trombone
Carlos Ferrer Trombone
Luis Rivera Congas
Félix Díaz Pandero (requinto) - Choeur
Alberto Laboy Timbales
Diadel Rivera Bongo (Pandero)
Alberto Texeira Chant, Guiro
Julio Alvarado Pandero, Coro
Ángel Alvarado Choeur, Campana
Jesús López Tres
Fransisco Bauza Piano