BIOGRAPHIE BAILATINO

LA RESISTENCIA DE LA SALSA
La venue du groupe Bailatino fondé
en 1995 et originaire de Caracas constitue un évennement à
ne manquer sous aucun prétexte. Bailatino est l’arme fatale
pour défendre les valeurs de la salsa dura ! Toros y Salsa se
devait donc de les célébrer pour la première fois
en Europe.
Depuis quelques années ce groupe s’impose en Amérique
du Sud en dignes successeurs des grandes formations de l’ère
salsa et chaque concert donné est le théatre d’improvisations
et de soliis inspirés sans cesse renouvelés, les ingrédients
indispensables pour obtenir le label de « salsa brava ».

Influencés par des groupes comme Grupo Mango, Federico y su Combo,
Eddie Palmieri et Mon Rivera auxquels certains d’entre eux ont
appartenus, les musiciens revendiquent avec fermeté une salsa
sans concessions ; et bien que n’étant composé que
de 9 musiciens alors que la plupart des formations de salsa en compte
généralement plus de 12 ou 13, Bailatino constitue la
meilleure preuve que quantité ne rime pas forcément avec
quantité lorsqu’il s’agit de musique.
La spécificité du groupe réside tout d’abord
dans son format même qui allie la tonalité ronde et suave
des trombones et le registre aérien de la flûte. Une dualité
surprenante nécessitant une maitrise parfaite de l’harmonie
car navigant sans cesse entre unisson et polyphonie. Cette dualité
sert d’écrin harmonique à une rythmique solide assurée
par un des piliers de la salsa vénézuélienne, le
grand percussioniste José « Cheo » Navarro. Il en
résulte un répertoire à la signature musicale reconnaissable
entre toute, résolument destinée aux danseurs mais qui
n’oublie pourtant pas l’aspect revendicatif originelle de
la salsa.

Et enfin comment résister à l’aura du chanteur Edgar
« Dolor » Quijada déjà présent au festival
en 2003 au côté du vibraphoniste Alfredo Naranjo. Une puissance
dévastatrice et des soneos inspirés sont sa marque de
fabrique. Un formidable sonero à la diction parfaite dans la
plus pure tradition du style, une denrée rare de nos jours !
Sans oublié son compère Marcial Isturiz, chanteur solide
évoluant dans un registre différent mais qui complète
parfaitement la « pareja magica ».
En respectant les fondamentaux du genre, « soneo » et improvisation
instrumentale, tout en ayant réussi à créer leur
propre son, Bailatino est l’avenir de la « salsa brava ».
De manière humoristique ils se revendiquent en tant que résistants
de la salsa authentique loin des modes imposées par l’industrie
du disque. C’est tout à leur honneur !
Composition du groupe :
Alberto Crespo: Piano
José « Mortadelo » Soto: Basse
Felipe Blanco: Congas
José « Cheo » Navarro: Timbales - Bongos
Edgar « Dolor » Quijada: Chant
Marcial Isturiz: Chant - Percussions
Eliel Rivero: Trombone
Johan Muñoz: Trombone
Alexis Escobar: Flûte