FE CORTIJO
Fe Cortijo, de son vrai nom Fe
Julia Ortiz est la fille adoptive de Rafael Cortijo. Elle bénéficia
dés son plus jeune âge d’une atmosphère
musicale déterminante pour sa future carrière
en côtoyant les musiciens du groupe de son père
qui venaient souvent répeter dans la maison familiale.
C’est donc tout naturellement qu’elle enregistre
avec eux dés l’âge de 20 ans en tant que
chanteuse principale côtoyant ainsi le grand Ismael Rivera.
S’en suivront plusieurs albums parmi lesquels certains
sont désormais des classiques comme Cortijo y su Bonche
(1967) - La Máquina del Tiempo (1974) - Caballero de
Hierro (1975) - Champion (1977) - El Sueño del Maestro
(1981).
A partir de 1998 et après
une semi-retraite suite au décès de Rafael Cortijo
en 1982, elle décide de renouer avec la scène
et enregistre son premier disque Plena Señora.
Avec une voix rappelant parfois
La Lupe et une aisance innée pour déclamer la
guaracha et la Plena en montunos fluides et pleins d’humour,
Fe Cortijo est sans aucun doute l’artiste féminine
la plus reconnue dans la musique portoricaine traditionnelle,
une performance lorsqu’on connaît le riche creuset
sans cesse en renouvellement des chanteurs de ce genre.
Reconnaissable entre tous, son
timbre vocal caractéristique qui nous ramène avec
une certaine nostalgie au temps de Cortijo y su combo fait merveille
autant dans la musique traditionnelle que la salsa.
Sa présentation en Europe
est une exclusivité qui permettra au public de découvrir
cette artiste chaleureuse et attachante qui défend avec
brio et authenticité les genres traditionnels de la Bomba
et la Plena, héritage culturel majeur pour la salsa.
ISMAEL RIVERA Jr
Dans les années 50 et 60, Rafael Cortijo et Ismael Rivera
eurent un impact énorme sur le développement de
la salsa et leur collaboration fructueuse donna naissance à
toute une série de disques cultes source d’inspiration
inépuisable pour la plupart des salseros porto-ricains
et new-yorkais. Cette association entre deux musiciens unis
par la même détermination et le même amour
de la musique n’est pas unique dans l’histoire de
la musique latine, mais ces deux légendes ont a jamais
imprimé un nouveau souffle et une manière différente
de sentir et vivre la salsa. Ser salsero !
Malgré un nom difficile à porter Ismaelito Junior,
fils du sonero mayor Ismael Rivera décédé
en 1987, se bat depuis plusieurs décennies non pas pour
se faire un prénom mais surtout pour que perdure cette
magie unique venue tout droit du barrio de Loiza aldea. En effet
actuellement submergés par la vague du reggaeton, Porto-rico
et surtout les musiciens de salsa doivent lutter depuis des
années avec détermination et foix pour maintenir
et revendiquer une salsa authentique. C’est dans cet état
d’esprit que Ismaelito démarra sa carrière.
Il eu ainsi le privilège grâce à ses indéniables
qualités vocales de devenir le chanteur du groupe de
Cortijo lorsque son père décida de former son
propre groupe los Cachimbos.
Aujourd’hui la plupart des soneros qui ne succombent pas
à la vague reggaeton et ne veulent pas trahir leur patrimoine
musical font carrière en Amérique du Sud, notamment
en Equateur, au Panama et en Colombie ou la salsa est encore
considérée et adulée par tout un peuple.
C’est ainsi que Ismael Rivera Jr a pu maintenir vivace
son amour des rythmes afro-portoricains en se produisant loin
de sa terra natale accompagné par des artistes locaux
qui voyaient là une opportunité unique de mieux
connaître le répertoire du Sonero Mayor et parfaire
leur connaissance de la Bomba et de la Plena.
C’est ainsi qu’à ce jour, Ismaelito n’a
produit sous son nom que deux disques l’un en hommage
à son père en 1991 et l’autre tout récemment
avec le neveu de Rafael Cortijo.
Le genre de trajectoire artistique incertaine et peu banale
qu’affectionne Toros y Salsa sachant qu’avec cet
artiste, tout devient possible sur scène, un espace de
partage et de liberté qu’il s’accapare avec
conviction et caractére lorsqu’il s’agit
de défendre les vrais valeurs de la salsa. Chanteur inspiré
et facétieux Ismaelito n’est évidemment
pas sans rappeler son illustre père notamment dans sa
manière caractéristique de déclamer les
soneos toujours en anticipation et avec vigueur. Un timbre quelque
peu rocailleux mélé à une suavité
surprenante lui permettent de chanter tous les genres et, héritage
oblige, il a su développé avec les années
une assurance affichée dans l’art de l’improvisation.
Toros y Salsa en lui offrant l’opportunité de retrouver
son amie Fe Cortijo, avec laquelle il assura les choeurs maintes
fois dans le groupe de Rafael Cortijo et Ismael Rivera, tenait
à rendre hommage à cet artiste méconnu
de la salsa d’aujourd’hui bien que son nom soit
intimement lié à celui de son illustre père.
Un paradoxe courant dans la salsa ou les héritiers des
pionniers de la musique afro-caribéenne ont la lourde
tâche de relever le défi des générations.
Deddie Romero & Luís
"Perico" Ortíz
"Bohemia Acústica"

DEDDIE ROMERO y CHARLIE SEPULVEDA
Luis "Perico" Ortiz remplace Charlie Sepulveda, absent
pour raisons de santé...
PROYECTO BOHEMIA ACUSTICA
Chanteuse explosive au répertoire
aussi large que varié, Deddie Romero appartient à
une riche lignée familiale de musiciens reconnus et représente
à n’e pas douter l’avenir prometteur de la
gente féminine dans le milieu encore très machiste
de la salsa. Elevée aux côtés d’un
grand-père légendaire, le pianiste Papa Candito
et une mère qui fût la première percussionniste
de renom, Sonia Lopez, Deddie a pu développer rapidement
une expérience et une oreille musicale qui l’ont
propulsé au rang de chanteuse la plus complète
de la musique tropicale. Aussi à l’aise dans la
musique folklorique et le merengue, que le jazz ou la salsa,
cette artiste jouit depuis ses débuts d’ue renommée
qui a désormais dépassée les frontières
de l’île. Preuve en est sa tournée en tant
qu’invité vedette du Gran Combo au Japon à
la suite d’u véritable coup de cœur du directeur
musical pour son premier disque sortie en 1992.
Elle fût ainsi baptisée la « dama de la salsa
» et ce surnom n’est en rien usurpé.
Dans sa quêtr d’ecploration
de tous les genres de la musique afro-caribéenne, Deddie
Romero tombe sous le charme des riffs du trompettiste Charlie
Sepulveda bien connu maintenant des habitués du festival.
DE sa rencontre avec le jovial et talentueux souflleur nait
un projet musical innovant mélant les racines portoricaines
et le latin-jazz. Reprenant ainsi quelques uns des plus beaux
thèmes de la musique cubaine ou encore des tandards de
Jazz, leur collaboration donne naissance au projet Bohemia acustuica
ou se mêlent bomba, plena, filin et latin-Jazz. Un mélange
intéressant et surprenant qui prouve s’il en était
besoin de la vitalité créarice des msuiciens porto-ricains.
Elle qui est habitué à partager la scéne
avec les plus grands comme Roberto Roena, Bobby Valentin ou
Tito Allen a été conquise par la musique plus
feutrée et pleine de swing du génial tropettiste
qui a su adapter ses compositions au style explosif mais plein
d’émotion à fleur de peau de la diva.
Pour la première fois en
France, cette grande dame de la salsa nous offre une autre facette
de son talent aux côtés de Charlie Sepulvedale,
le trompettiste le plus en vue actuellement à Porto-Rico
impatient de retrouver son public dacquois pour lequel il a
eu un véritable coup de coeur. En effet c’est sur
sa proposition que le festival a pu concrétiser cette
affiche unique.
CHARANGA ESTRELLAS CUBANAS
La Charanga Estrellas Cubanas
appartient, au même titre que la orquesta Aragon, l’orquestre
de Enrique Jorrin ou encore la Charanga Rubalcaba, au panthéon
du Danzon ce rythme dont sont issus le Mambo et le cha cha cha.
Véritable institution à Cuba, le groupe fût
crée dans les années 50 par le prestigieux violoniste
et compositeur Felix Reina créateur du fameux danzon
« Angoa ».
Comme beaucoup de groupes institutionnels
à Cuba, cette charanga n’a cessé au fils
des années de renouveler ses musiciens afin de maintenir
une tradition musicale cubaine fortment encrée dans le
patrimoine culturel. C’est ainsi que la formation est
actuellement dirigée par le flûtiste René
Orlando Beltran Borell qui perpétue avec authenticité
et sérieux le répertoire crée par ses illustres
prédécesseurs.
Son, cha cha cha et autre guaracha
sont les genres que proposent le groupe dont la formation est
classiquement articulée autour d’une section de
violons assurant le contrepoint à partir duquel une flûte
aérienne se livre à des envolées au virtuose
phrasé musical .
Cette charanga a accompagné
bon nombre des plus grands chanteurs cubains comme les défunts
Raul Planas à la voix emprunte d’une émotion
cristalline, le gouailleur Pio Leyva ou encore le bouillant
Rolo Martinez actuellement chanteur du groupe Cubanismo.
Collant à son temps et
sous l’umpulsion de son jeune directeur, la Charanga Estrellas
Cubanas a récemment intégré des genres
aussi différents que la trova ou la musique afrocubaine
d’origine Yoruba qui enrichit considérablement
son répertoire et lui donne une couleur très personnelle
et quelque peu expérimentale. Un mélange qui a
séduit Toros y Salsa qui se devait enfin d’inviter
ce type de formation.
La légéreté des instruments comme le violon
ou la flûte qui remplacent en quelque sorte la section
cuivre des groupes de salsa, offre une fraicheur musicale dont
certains pourraient penser qu’elle est quelque peu surranée,
mais c’est sans compter le swing de ses musiciens qui
savent mieux que personne donner une vigueur insoupçonnée
sous une apparente nonchalance. Magie cubaine !……..
TRUCO ZAPEROKO
Pour définir la musique de Truko y Zaperoko il est nécessaire
de s’immerger corps et âme au cœur de la richesse
culturelle portoricaine, savant mélange de rythmes africains
et d’influences caribéennes. Un héritage
aujourd’hui toujours aussi vivace dans l’esprit
collectif de l’ensemble de la communauté artistique
de l’île qui défend et revendique au quotidien
cette pluri-culturalité.
Fruit de la fusion réussie
entre la Plena, la musica jibara et la salsa, la musique de
Truko y Zaperoko ne ressemble à aucune autre. Colorée
et ébouriffante comme un masque de carnaval folklorique,
leur salsa est à l’image de l’esprit de ses
fondateurs, inventif et moderne. Car Truko y Zaperoko est né
en 1999 de la réunion de deux groupes majeurs, Los Pleneros
del Truco spécialisé dans les genres de la plena
et de la Bomba, fondé par Hector Valentin et les frères
Maysonnet et Zaperoko du tromboniste Edwin Feliciano, une formation
qui à l’instar de Batacumbele s’est toujours
dirigée vers les chemins aventureux mais ô combien
enrichissants de la fusion et du Latin-Jazz.
Cette union donne naissance à
l’un des groupes les plus innovateurs de ces 10 dernières
années dans la musique afro-caribéenne mais dont
la musique ne fut malheureusement pas toujours reconnu à
sa juste valeur. Mais depuis quelques années le collectif
multiplie les concerts et leur disque dont certains ont été
réédités s’arrachent. Juste retour
des choses.
Maitrise parfaite de tous les
types de percussion et des rythmes afro-caribéens, connaissance
profonde de la musique afro-cubaine et du songo sont les ingrédients
de ce phénomènal groupe qui revendique un esprit
presque familial au sein de ses musiciens. Sans doute la clé
qui leur permet une communion parfaite sur scène.
Pour la première
fois en Europe, Truko y Zaperoko fera sa présentation
et a choisi Toros y Salsa en exclusivité pour partager
avec le public Européen sa fougeuse salsa ou soliis instrumentaux
et descargas se mêlent aux rythmes incandescents de
la musique de danse.
FESTIVAL 2005
FESTIVAL
2004
Afroamérica

les cultures noires des Amériques